Dans le RL > Cormontaigne : les élèves retrouvent leur lycée

(actualisé le ) par Romain Jager

Après un an et demi de travaux, les élèves qui étaient répartis sur plusieurs sites messins, commencent à réintégrer leurs murs. Le déménagement va durer jusqu’au 29 janvier. Sur place, la transformation est de taille.

Depuis un an et demi, élèves et professeurs du lycée Cormontaigne ont pris leur mal en patience. Des travaux de grande ampleur – le projet remonte à 2011 – concernaient la rénovation d’un bâtiment complet et du gymnase.

Les raisons

• Elles sont multiples. Pour le bâtiment abritant les filières techniques, il s’agit avant tout de sécurité. Alain Herrmann, l’adjoint gestionnaire à Cormontaigne, rappelle que la bâtisse de quelque 6 000 m² a plus de soixante ans. « Nous avons gardé la structure initiale, mais à l’intérieur, il fallait tout changer, assure-t-il. Le bâtiment avait été conçu comme un grand hall. Des cloisons ont été montées peu à peu, avec de gros parpaings. La dalle sur laquelle tout reposait, construite sur un sol argileux, n’était pas prévue pour soutenir tant de poids. » Avec le temps, les murs se sont fissurés, la "peau" extérieure elle-même était touchée. « On a eu de la chance qu’il n’y ait pas eue d’écoulement d’eau à l’intérieur : il y a des machines dans ce bâtiment ! On risquait d’importants problèmes électriques. »

• Le gymnase, quant à lui, était trop petit. 900 m², pour 42 classes. « Nous n’avions pas l’espace suffisant pour accueillir chaque classe 2 h par semaine », explique Anne Boyard, la proviseure de l’établissement. Les élèves allaient donc s’entraîner régulièrement au stade Saint-Symphorien ou sur l’île du Saulcy.

Il a alors été envisagé de doubler la surface (un peu plus, en fait, pour atteindre 2 100 m²) et d’ajouter des petites salles (de musculation, par exemple). « Ces modifications sont logiques : nous accueillons 120 sportifs de haut niveau, ici, rappelle Anne Boyard. Nous avons des partenariats avec le FC Metz ou encore les clubs de rugby, d’aviron. Nous avons aussi une option EPS au bac. »

Les contraintes

Pendant les travaux, les élèves ont été accueillis sur l’ancien site de l’Enim, sur l’île du Saulcy. « Si les 270 élèves des filières pro s’y sont délocalisés durant tout ce temps, les 120 étudiants des filières SI – sciences de l’ingénieur – et STI2D – sciences et technologies de l’industrie et du développement durable – ont dû faire la navette pour leurs cours techniques, là-bas, quand ceux de français et de maths étaient toujours dispensés chez nous, à Cormontaigne. Pour eux, c’était une réelle contrainte. Pour la trentaine de professeurs concernés, un peu isolés de fait, également. » Après ces efforts, l’heure est au déménagement. Depuis le 11 décembre, tout le monde est sur le pont : les professeurs s’organisent de leur côté, les agents d’entretien du leur. Et les élèves reviennent au compte-gouttes.

D’abord les SI, STI2D et les Bac pro SEN (systèmes électroniques numériques). Cette semaine, les BTS. Puis, enfin, ce sera le tour des étudiants en électro-technique.

Le résultat

Le bâtiment technique a été entièrement repensé et organisé par filière. « Avant, c’était un véritable dédale », avoue Anne Boyard. La disposition des salles et leur numérotation anarchique pouvaient surprendre.

À présent, l’espace se décompose en grands pôles, renfermant chacun une ou plusieurs petites salles de cours ouvertes sur un plateau technique. Le chef de projet Hervé Birol a voulu conserver un "type industriel" pour le bâtiment. Débarrassées de leurs faux plafonds, les salles laissent mieux passer la lumière.

Le gymnase, lui aussi, est plus lumineux. Plus grand, il sera aussi complété par un vaste stade de plein air en pelouse synthétique. Pour l’heure, à sa (future) place se dresse encore l’ancien gymnase. Il sera rasé après le 15 février. Les préfabriqués où avaient été hébergés provisoirement la salle des profs, le CDI et la vie scolaire – aujourd’hui réintégrés dans le bâtiment neuf – vont aussi bientôt disparaître.